Ce que nous faisons

On entre ici de trois façons. La plus fréquente : une pièce à dessiner et à fabriquer. Vient ensuite la restauration d’un luminaire ancien. Et parfois il n’y a pas encore d’objet, seulement un logement à éclairer et un plan à faire.

La brasure à l’argent : une collerette de laiton dans l’étau, la flamme du chalumeau sur le joint

Créer une pièce

Un dessin fait pour un endroit, fabriqué à l’établi, réglé chez vous.

Tout part d’une visite. Nous mesurons la hauteur sous plafond, repérons les points existants, et nous vous demandons à quelle heure vous vivez vraiment dans cette pièce. Le dessin vient après, à l’échelle 1 sur papier kraft, avec un gabarit de carton quand la pièce est grande.

Vous validez un plan coté, par écrit, avant que le premier morceau de laiton soit coupé. C’est le moment où tout se décide : proportions, matière, finition, hauteur de suspension, teinte de la lumière. Nous prêtons des ampoules d’essai pour que vous tranchiez chez vous, le soir.

Ensuite la fabrication suit son cours et vous n’en verrez pas grand-chose, deux ou trois photos si vous les demandez. La pièce reste allumée vingt-quatre heures avant de partir.

inclus

  • la visite et le relevé sur place
  • le plan coté et le choix des matières
  • le prêt d’ampoules d’essai chez vous
  • la fabrication et l’essai de vingt-quatre heures
  • la pose sur un point existant, ou l’expédition en caisse bois sur mesure
  • un passage de réglage dans les trois mois

non inclus

  • les travaux électriques : tirer une ligne, déplacer une boîte de sortie, reprendre un tableau
  • la reprise des peintures et des enduits autour des perçages
  • les séries au-delà d’une vingtaine de pièces identiques

À préparer : deux ou trois photos de la pièce, prises de jour, la hauteur sous plafond, la position des points lumineux existants.

D’une applique à 380 € à une grande pièce de cage d’escalier à 6 500 €, le détail figure au tableau plus bas. Acompte de 40 % à la commande, solde à la livraison.fourchette

6 à 10 semaines, trois de plus quand un verre est soufflé pour vous. Une série de trois à huit appliques demande 8 à 12 semaines.délai courant

trois des huit étapes

  1. étape 1 — Premier contact
  2. étape 3 — Croquis et devis
  3. étape 6 — Fabrication et essai

Dans la collection : Imposte, Encorbellement.

Sur l’établi, un câble textile usé et sa douille à côté du câble neuf ocre et de sa douille de laiton

Remettre en lumière une pièce ancienne

La patine reste, le circuit repart à neuf.

On nous apporte surtout des suspensions d’atelier, des lustres de famille et des appliques trouvées en brocante. La première question n’est pas esthétique, elle est électrique. Le câblage textile d’origine ne repart jamais avec la pièce, sans exception : un coton de quatre-vingts ans sur du 230 V finit par se fendre là où personne ne le voit.

Ce qui se restaure : la tôle et le laiton se redressent et se repolissent, une molette manquante se refait au tour, un verre cassé se remplace en deux à quatre semaines. La patine d’origine reste en place, et les éclats d’émail sont stabilisés au vernis mat plutôt que repeints.

Ce qui ne se restaure pas : un verre sur mesure qu’on ne retrouve nulle part, un transformateur d’origine qu’on ne peut ni ouvrir ni remplacer. Nous le disons sur photos, avant tout démontage.

inclus

  • le diagnostic sur photos, puis sur la pièce à l’atelier
  • la dépose complète de l’ancien circuit
  • douille neuve, câble à trois conducteurs, mise à la terre
  • nettoyage, redressage et reprise des finitions d’origine
  • essai en charge de vingt-quatre heures avant le retour

non inclus

  • le remplacement d’un verre sur mesure introuvable
  • le repeint d’un émail ou d’une laque d’origine
  • la conservation du câblage ancien, jamais réutilisé, même en bon état apparent

Photos à envoyer : le dessus de la pièce, là où le câble entre dans la monture, la douille, de près, le câble et son passage dans la tige ou la potence, les marques, plaques ou numéros s’il y en a.

Remise aux normes seule : 180 à 350 €. Restauration complète : 450 à 2 500 €, selon l’état de la monture et le verre à refaire.fourchette

2 à 3 semaines pour une remise aux normes, 6 à 12 semaines pour une restauration complète.délai courant

trois des huit étapes

  1. étape 1 — Premier contact
  2. étape 3 — Croquis et devis
  3. étape 6 — Fabrication et essai

Dans la collection : Suspension d’atelier des années 1930, remise en lumière.

Trois ampoules d’essai allumées sur un appui de fenêtre, le soir, de l’ambre au blanc chaud

Décider où mettre la lumière

Décider où va la lumière quand cela ne coûte encore que du crayon.

Il arrive qu’on nous appelle sans projet d’objet. Un appartement en travaux, six pièces, et la question de savoir où placer les points lumineux avant que tout soit refermé. C’est le meilleur moment pour nous appeler, et souvent le dernier.

La visite dure deux heures. Nous regardons l’orientation, la couleur des murs, la hauteur sous plafond, et surtout ce que vous faites dans chaque pièce une fois la nuit tombée. Un couloir qu’on traverse et un couloir où les enfants s’assoient ne s’éclairent pas de la même façon.

Vous recevez ensuite un plan pièce par pièce : implantation des points, températures, intensité attendue à chaque foyer, culot, type de source et emplacement des variateurs. Un architecte d’intérieur le transmet tel quel à son électricien.

inclus

  • la visite et le relevé, deux heures sur place
  • le plan d’éclairage pièce par pièce
  • les références de sources et de variateurs compatibles
  • une relecture du devis de votre électricien

non inclus

  • la fourniture des ampoules et des variateurs
  • le suivi de chantier et la coordination des autres corps de métier

Vous recevez : Un plan pièce par pièce, remis en PDF.

Visite et relevé : 180 €, déduits en cas de commande. Plan d’éclairage d’un logement : 650 à 1 400 €.fourchette

2 à 3 semaines après le relevé.délai courant

trois des huit étapes

  1. étape 1 — Premier contact
  2. étape 3 — Croquis et devis
  3. étape 6 — Fabrication et essai

Dans la collection : Cerce, Larmier.

L’établi principal de l’atelier, vu de face, avec ses outils rangés à portée de main

Comment ça se passe

01

Premier contact

Vous décrivez l’endroit, si possible avec deux photos prises de jour. Nous répondons sous deux jours ouvrés.

02

Visite et relevé

Une heure ou deux sur place : hauteurs, points existants, couleur des murs, usages du soir.

03

Croquis et devis

Sous 5 à 10 jours ouvrés, avec la fourchette de prix, le délai et les matières proposées.

04

Acompte

40 % à la commande. C’est ce qui déclenche l’achat de la matière et réserve la place au planning.

05

Dessin d’exécution

Un plan coté, validé par écrit. Rien n’est coupé avant votre retour.

06

Fabrication et essai

Six à dix semaines à l’établi, puis vingt-quatre heures allumée avant de quitter l’atelier.

07

Pose ou expédition

Pose sur point existant à 120 € le point dans la métropole, ou caisse bois sur mesure par transporteur.

08

Réglage

Un passage dans les trois mois, sans frais dans la métropole.

Délais et tarifs

Garanties

Deux ans sur toute la partie électrique, cinq ans sur la structure et les finitions. L’usure normale et la patine qui fonce ne sont pas des défauts : c’est le comportement attendu d’un laiton nu, et le devis le dit.

Nous gardons dix ans les verres, douilles, câbles et molettes de chaque modèle. Un verre brisé se refait sans toucher au reste de la pièce, et une retouche part sous dix jours.

Dans les trois mois qui suivent la pose, nous repassons une fois régler ce qui a bougé : hauteur, aplomb, intensité. Sans frais dans la métropole.

Travailler avec une agence

Avec un architecte d’intérieur, nous travaillons sur plan. Chaque pièce part avec un dessin coté et une fiche technique : poids, entraxe de fixation, culot, température, classe électrique, indice de protection. De quoi remplir une pièce écrite sans nous rappeler.

Le planning se cale sur celui du chantier et nous livrons groupé, à la semaine demandée. La facturation se fait au client final ou par l’agence, comme vous préférez. Les échantillons de finition circulent en rendez-vous client : laiton brossé, poli, patiné, tôle thermolaquée.

Questions fréquentes

Combien de temps avant d’avoir ma pièce ?

Six à dix semaines à partir du dessin validé, trois de plus si un verre est soufflé pour vous. Ce qui allonge vraiment, ce n’est pas l’atelier : c’est l’hésitation sur le verre, les séries de plus de trois pièces, et les devis signés trois semaines après avoir été envoyés.

Quel budget prévoir ?

Une applique va de 380 à 900 €, une suspension de 750 à 1 800 €, une grande pièce de cage d’escalier de 2 400 à 6 500 €. Ce qui fait bouger le prix : le verre soufflé, le nombre de foyers, la finition et la longueur de descente. L’acompte est de 40 % à la commande.

Comment se passe une commande ?

Huit étapes, du premier appel au réglage dans les trois mois : visite, relevé, puis un devis chiffré dans les dix jours ouvrés, acompte de 40 %, dessin d’exécution validé par écrit, fabrication, vingt-quatre heures d’essai allumé, puis pose ou expédition.

Est-ce aux normes, et qui raccorde ?

La fabrication suit la NF C 15-100, avec des composants marqués CE, en classe I ou II selon la pièce, IP20 en intérieur sec et IP44 en volume 2 de salle de bains. Le luminaire se pose sur le point qui existe déjà. Le reste de l’installation revient à un électricien, et nous ne le faisons pas.

Peut-on choisir la couleur de la lumière ?

Entre 2 200 et 3 000 K en habitat, 2 700 K par défaut. Des ampoules d’essai sont prêtées avant de valider, pour juger à la nuit tombée dans la pièce concernée. L’indice de rendu des couleurs est d’au moins 90, et de 95 devant un miroir.

Peut-on faire varier l’intensité ?

C’est prévu dès le devis, à condition que le variateur mural et les sources soient compatibles. Les vieux variateurs à triac font grésiller ou clignoter les diodes, et les ampoules premier prix acceptent mal la variation. Nous indiquons une référence de variateur ; il faut parfois changer le vôtre.

Mon ancien luminaire est-il récupérable ?

Le plus souvent oui : la tôle se redresse, le laiton se repolit, une molette perdue se retaille dans une chute de laiton. Deux choses résistent : un verre sur mesure introuvable et certains transformateurs d’origine. Le câblage textile, lui, n’est jamais conservé, même en parfait état apparent.

Et si quelque chose casse ?

Deux ans sur l’électrique, cinq sur la structure et les finitions. Verres, douilles, câbles et molettes sont tenus dix ans : le verre repart chez le verrier et revient en deux à quatre semaines. Une retouche part sous dix jours. La patine qui fonce, en revanche, n’est pas un défaut couvert.

Le plus simple, c’est un coup de téléphone. Sinon, écrivez-nous trois lignes sur la pièce et sa hauteur sous plafond.